Spécialités du Japon : Hokkaido

23/07/2018

Vous allez à Hokkaido, au nord du Japon, et vous voulez manger des plats locaux, ou acheter des souvenirs typiques de la région, mais vous ne savez pas quoi prendre ?
Je vous guide sur les plats traditionnels de la région et sur les spécialités que vous pouvez acheter pour vous, ou comme souvenirs typiques d'Hokkaido à ramener à votre famille ou vos amis. 


Quand on dit Hokkaido, je sais que beaucoup d'étrangers s'imaginent d'abord ceci :

Sapporo Snow Festival
Sapporo Snow Festival

C'est vrai qu'il fait beaucoup froid à Hokkaido que dans d'autres régions du Japon. Mais Hokkaido regorge plein de surprises et cela peut aussi être ceci :

Hokkaido est connue pour son lait et ses vastes étendues vertes, mais pas que. Si vous comptez voyager à Hokkaido, vous prévoyez sûrement de manger des plats typiques locaux et d'acheter des souvenirs typiques de la région. Vous allez voir que Hokkaido est connue pour 3 grandes choses :

  • sa gastronomie et autres friandises (miam),
  • ses sculptures en bois,
  • et ses verres d'Otaru


Gastronomie d'Hokkaido

Quels sont les plats typiques d'Hokkaido que vous pouvez savourer ? La région est très connue pour ses plats à base de fruits de mer, mais aussi ses petites sucreries. Je vous dresse ici une liste des plats les plus connus sur l'ensemble de la région. L'ordre n'est absolument pas représentatif d'un "top" :)  

Je vous explique les plats qui me semblent méconnus ou pas clairs par rapport aux photos :

Le Gengis Khan est un barbecue originaire d'Asie centrale (je pense que vous l'avez un peu deviné avec le nom) à base de mouton et de légumes. Vous faîtes couler une sauce sur la viande puis vous la faîtes griller, avec les légumes, et voilà, vous pouvez déguster !

Le ishikari-nabe (石狩鍋) est un pot-au-feu à base de saumon, de kyabetsu (choux), d'onions, du tofu et d'autres légumes, mijotés avec de la sauce soja. Il existe plusieurs variantes de ce plat selon les villes, mais cette composition est la plus commune. Une autre variante connue est de faire mijoter avec du beurre et du vin.

Supakatsu (スパカツ) = spaghetti + tonkatsu. Simple non ? C'est un plat originaire de la ville de Kushiro.

Le chanchanyaki (ちゃんちゃん焼) est un plat de saumon et de légumes accompagné de sauce soja, qu'on fait cuire sur une plate chauffante ou un teppan. Le nom est un peu compliqué à expliquer en français mais concrètement, l'histoire veut que ce sont les habitants des villages de pêcheurs qui auraient pris goût à la cuisine locale, et ce sont diverses expressions en japonais qui ont ensuite donné le nom, une fois contracté. Ces expressions sont : 「お父ちゃんが焼いて調理するから」(lecture : "Outouchan ga yaite chouri suru kara") ou「ちゃっちゃと(=素早く)作れるから」(Cha cha to tsukureru kara"). Le "outouchan" et le "cha cha" a sans doute dû être contracté ou se perdre et devenir "chanchan".
C'est là que je me dis que je ne suis pas faite pour être enseignante....


Souvenirs d'Hokkaido

Il s'agit majoritairement de nourriture, des petites friandises qu'on peut acheter n'importe où (gares, aéroports, boutiques de omiyage (お土産) et qu'on peut ramener chez soi. Généralement, les produits restent frais pendant quelques jours, et peuvent durer plus longtemps encore s'ils sont bien conservés (au frigo ou dans un placard, à l'abri de la lumière).  J'ai sélectionné les souvenirs les plus populaires parmi les Japonais. Encore une fois, l'ordre établi n'est pas synonyme d'un classement ;)

Si ça n'a pas l'air bon tout ça ! 
Voilà des friandises qui conviendront à tous les goûts. 

Les 3 gâteaux un peu originaux sont le gokatteyayoukan et le Yamaoji à cause de leurs histoires respectives.
Le gokatteyayoukan, qui tire son nom de la très respectée et ancienne confiserie Gokatteya créée avant l'ère Meiji (1868-1912), est une gêlée d'haricots rouges sucrée (youkan) qui fût offerte à l'Empereur Hirohito lors d'une visite officielle à Hakodate en 1936. La forme actuelle que vous voyez (dans les tubes) a été adoptée et commercialisée dès 1939 pour permettre aux gourmands de savourer leur gêlée sans se salir les mains. C'est cette forme actuelle, plus que celle traditionnelle, qui est la plus populaire. 

Les biscuits yamaoyaji (Hakodate, Sapporo) sont produits par la société Senshuuan. "Yamaoji" est le surnom que les habitants d'Hokkaido donnent aux ours qui élisent domicile dans les plaines et les montagnes de la région. Lors de la commercialisation des yamaoji, Senshuuan a fait une publicité avec une chanson qui est devenue tellement connue qu'il paraît qu'il n'y a pas à un seul habitant d'Hokkaido qui ne la connaisse pas (je ne suis pas allée vérifier personnellement).  


Hokkaido - mais de manière générale le Japon - offre aussi des friandises et snacks originaux dont les plus connus sont par exemple les jagapokkuru (じゃがポックル), les yakitate cheese tarte (焼きたてチーズタルト), les shiroi koibito (白い恋人), les purin ou les potato chips chocolate (ポテトチップチョコレート). Oui, des chips au chocolat. On aura vu plus étrange cela dit. 


Si vous aimez bien la cuisine ou que vous connaissez quelqu'un qui aime expérimenter, les condiments d'Hokkaido peuvent être aussi un cadeau original avec sa sauce menmi めんみ (utilisée notamment avec le Gengis Khan ou le Buta Don) qui est un mélange de sauce soja, de dashi, de mirin et d'autres éléments ; ainsi que leurs accompagnements pour salades à base de crustacés ou de crevettes par exemple.

Et la mascotte ??
Evidemment, comme dans la plupart des villes du Japon dignes de ce nom, Sapporo a sa propre mascotte, Marimokkori ! Vous pouvez acheter des goodies et des peluches à son effigie. 

Oui, vous ne rêvez pas, Marimokkori a des... atouts
Oui, vous ne rêvez pas, Marimokkori a des... atouts

Sculptures en bois

Qui n'a pas déjà vu dans un manga les fameuses sculptures d'ours en bois ? Ce type de sculpture est considéré dans tout le pays comme un souvenir typique de la région, et particulièrement de la ville de Yakumo (八雲町), à l'extrêmité sud de l'île d'Hokkaido. Ces sculptures en bois généralement sont appelées Kibori Kuma.
L'origine de ces sculptures commence lors de la Restauration de Meij (fin du XVIIIème siècle) : les membres d'un ancien clan - les Owari - ayant désormais perdu leur statut de samurai, dûrent s'exiler de leur territoire. Ils élurent donc domicile sur de nouvelles terres et créèrent une nouvelle ville : Yakumo. Yoshichika Tokugawa , un membre de la famille des Tokugawa de Owari, offrit les terres aux anciens samurai nouvellement installées. A l'époque, les ours de la région ravageaient les récoltes, et Yoshichika Tokugawa participa à des chasses dès 1918 pour réguler la population des ours. En 1920, il fait un voyage en Europe et séjourna en Suisse où il découvrit des sculptures d'ours. Il eut alors l'idée de développer un commerce de sculpture en bois à Yakumo, pour améliorer les conditions de vie de la ville appauvrie. En se basant sur le modèle suisse, il vendit des sculptures. Yakumo devint alors la capitale de la sculpture en bois d'ours, dont la particularité est la gravure de la "fourrure" : touffue au centre du dos de la bête, elle dévale comme des vagues les flancs de l'animal.

Le musée de la sculpture en bois d'ours de Yakumo (en japonais)
Entrée gratuite
Horaires d'ouverture : de 9h à 16h30 (fermé le lundi, les jours fériés et du 29 décembre au 5 janvier)

Si vous voulez acheter une sculpture d'ours, sachez que depuis quelques années, il devient de plus en plus difficile de les trouver. La plupart se vendent maintenant via des sites e-commerce ou entre particuliers, il faut donc aller dans des zones touristiques où les boutiques de souvenirs ne manquent pas, dans les gares et les aéroports pour avoir la chance d'en trouver (en porte-clés par exemple).

Les verres Otaru


Je parle de "verres" mais le terme exact serait plutôt la verrerie d'Otaru, ville située à 40km au nord de Sapporo, dont elle est originaire. A l'origine, la ville créait plutôt des lampes à huile ou des petites boules en verre pour les pêcheurs, mais les artisans se sont vite mis à créer des formes artistiques. Vous pouvez trouver des vases, des verres à bière, des donbodama (どんぼ玉 des petites billes) ou même des fuurin, ces fameuses cloches de verre très commun durant l'été au Japon. Des ateliers d'essai de fabrication sont aussi proposés pour créer ses propres verres (payant, entre 30 et 1h30 selon le produit), mais je n'ai malheureusement pas trouvé d'artisans qui proposaient des workshop en anglais.

Comptez entre 540¥ et 2700¥ le workshop de création (varie selon les artisans et l'objet que vous voulez créer).


J'espère que cet article vous a plu. N'hésitez pas à m'envoyer un mail si vous avez quelques bonnes adresses à partager.

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